Une crise, un confinement révèlent nos capacités !

En ce moment, pour sauver des vies, nous sommes en confinement.

C’est louable, mais pour beaucoup, c’est contraignant. Et des tensions ou frustrations vont exacerber nos caractères… une opportunité de mieux nous connaitre !

Un confinement, une crise, c’est un moment particulier durant lequel nous prenons conscience de nos fragilités mais surtout un moment qui va révéler nos êtres profonds et leurs formidables potentiels créatifs !

Comment gérer la crise ?

Tout d’abord se dire que nous allons la traverser, c’est juste une question de jours !
Deuxièmement, réaliser qu’une crise est une opportunité même si pour l’instant, vous ne la percevez pas comme telle !

Vous allez vous adapter à ce changement de situation, vous allez traverser ce séisme et vous allez vous renouveler.

Je vais vous raconter un bout de mon histoire et vous comprendrez pourquoi, je suis devenue une « spécialiste du confinement » 😉 et comment, j’ai opéré un changement radical de vie, en me lançant dans l’accompagnement des personnes facilité par des juments libres.

Il y a 10 ans, un matin en me levant, je suis tombée sur mes deux genoux dans une douleur extrême. Impossible de se relever ! Pour une femme habituée aux défis physiques et économiques, un nouveau challenge de taille venait de se dessiner. Un Everest mental !

C’était la fin d’une période de 3 ans, à dépasser systématiquement mes limites pour aller travailler. Je  dépassais mes douleurs et je les niais, pour mener les équipes et la Société aux buts que je m’étais fixés. J’étais un « Warrior » et j’assumais. Personne, n’avait à subir mes difficultés physiques et la Médecine, un temps, se sentait dépassée. J’avançais, coûte que coûte !

Après 6 mois d’observations, de tests et d’expérimentation diverses, les médecins étaient formels maintenant, seule une opération de la colonne vertébrale pourrait améliorer la situation. L’heure était grave. Je ne tenais plus 5 minutes, ni debout, ni assise, ni couchée, sans souffrir et la nuit ne réparait rien. Je ne le souhaite à personne !

Je vivais un confinement, maximum, douleurs en plus !

J’étais enfermée dans un corps souffrant, sans pouvoir bouger… De quoi réfléchir à énormément de points de ma vie !

Quoiqu’à cette époque la douleur m’empêchait de prendre du recul et d’observer ma vie dans son ensemble. Ce n’est que plus tard, que j’ai compris…

Un éminent neurochirurgien a pris la situation en main et a pratiqué l’opération longue et délicate, tant attendue. Il avait « taillé » dans l’os et limiter les pressions, le nerf avait pu retrouver la place dont il avait besoin mais il était endommagé par 3 ans de compressions et de cisaillements…. « C’est à vous de guérir… ». Cela voulait tout dire et c’était à moi d’écrire le reste de l’histoire…

J’ai passé en tout un an et demi dans un lit, avec comme seul horizon, le plafond blanc d’une chambre et aucune certitude que la situation n’évoluerait.

« De quoi devenir dingue ! » D’autant qu’à l’époque il n’y avait pas d’internet, dans mon joli village et le téléphone pouvait ne pas fonctionner durant quelques jours… qui semblent une éternité quand on est coupé de tout et de tous !

Je suis restée allongée 24 h sur 24, 6 saisons de suite ! Les jours défilaient et j’étais immobile. Heureusement, j’étais bien entourée …

Comment avancer, en étant statique ?

« Ne rien lâcher, vouloir redevenir la personne que j’étais », rien que l’idée été douloureuse ! Je ne marchais pas, donc comment imaginer courir et retrouver un corps de sportive accomplie ?

Il me fallait envisager différemment la situation… faire le deuil de mon ancienne identité pour m’en forger une nouvelle.

Se dire que « j’étais, déjà différente ».  Maintenant, je savais, pour l’avoir vécue dans mon corps… que « tout bascule en une seconde » et que l’important est de repartir, redémarrer autre chose, une autre possibilité.

Avoir pris conscience de cela et l’avoir intégré ne faisait pas de moi quelqu’un de fragile, au contraire, j’étais juste consciente du temps et de l’espace, autour de moi. Chaque instant devenait plus important, je vivais intensément chaque seconde. Et du temps, j’en avais…

Dans un premier temps, on me nourrissait, on me lavait … et on me demandait si ça allait mieux ! Malheureusement, les progrès se sont fait attendre pendant des mois… et un jour, il y a eu un petit mieux, puis quelques temps plus tard un autre petit mieux…

Mon combat de chaque jour, était intérieur, et il portait ses fruits à l’extérieur.

Il faut s’accrocher à chaque « petit mieux » et s’attendre à un petit retour en arrière, sans jamais perdre espoir… « La lumière est toujours au fond du tunnel ! » c’est une phrase que j’utilise souvent.

La lumière est partout ! A-t-on toujours la capacité de la voir ?

Au départ, mes parcours maximums étaient d’aller dans la salle de bains ou la cuisine. Je n’habite pas un château (!) donc 25 m en une journée et tout cela avec une douleur intense et une lenteur de Paresseux.

Quand un nerf est enflammé, c’est une douleur très particulière, lancinante, intense qui s’exprime pendant le mouvement et après, pendant des heures. Vous avez peut-être déjà eu une rage de dents? Et bien… imaginez cette douleur sur tout votre corps, frappant et cognant dans votre colonne comme pour pouvoir sortir et ne vous lâchant pas…jours et nuits ! J’avais un coté du corps, bien, sans douleur et serein et l’autre complètement douloureux. Pendant longtemps, je  ne supportais ni vêtements, ni chaussures…. Pas très pratique !!!

Il me fallait me redéfinir… « je ne suis pas la douleur », «  je ne suis pas cette crise » … Qui suis-je ?

Une crise permet de faire le point de votre situation et de chercher si vous étiez sur le bon chemin pour pouvoir réajuster le tir. Car il est toujours temps !

Faire un break et prendre du temps pour soi !

Et si ce confinement actuel, vous permettez de faire un break, de ralentir et de poser votre situation de vie pour mieux repartir, ensuite ?

Pour ma part, mon confinement absolu, fut le déclencheur d’un changement de vie extrêmement heureux. Et je vous souhaite de faire de même.

J’aurai pu lâcher, laisser tomber. Un spécialiste de la douleur qui a quantifié ma douleur, m’a dit un jour « avec ce niveau-là de souffrance, un cerveau normal tient 1 mois, et vous… ça fait 3,5 ans ! C’est impressionnant ». Je ne souhaitais pas, l’impressionner (!) et je ne pense pas avoir un mental exceptionnel, c’est juste une adaptation à la situation… Je n’avais pas le choix (!) et j’ai bien fait de fixer mon attention sur la sortie du tunnel, car il y en a toujours une !

Le corps et l’esprit sont incroyables à découvrir dans le détail, ils sont puissants, très puissants.

Gérer les peurs et la colère

Et aujourd’hui, j’ai de l’humour sur le sujet, d’autant plus qu’aujourd’hui … je marche !

Vous le vivez surement, dans le confinement d’aujourd’hui en plus des peurs (mort, isolement, faim…), vous vous sentez privés de vos libertés…de mouvement, d’actions…

Votre colère est légitime, c’est la première phase de réaction à un changement subit. Vous serez en colère contre le virus, puis contre les autorités puis contre X ou Y …. Et vous allongerez la liste, un temps.

Dans mon cas la colère était impossible, car elle augmentait ma douleur physique, on l’a tous vécu … si vous avez une migraine et que vous vous énervez la migraine augmente et vous arrêtez vite ce process desatreux.

C’est ma première chance, oui je parle de chance, car j’ai compris l’importance d’éliminer cette colère et d’ailleurs aussi mes peurs (d’un avenir différent) car ces émotions épuisent notre corps et notre esprit. Or, nous avons besoin de toutes nos forces et de toutes nos compétences, système immunitaire compris pour combattre les virus ou les maladies !

Comment éliminer la peur et la colère ?

Les observer, les accepter et les laisser partir….

Et surtout, ne  pas mettre « un petit mouchoir dessus », en se disant que l’on verra plus tard.

Gérer ses émotions, c’est en trouver la source, l’observer sans jugement et l’apaiser, définitivement.

Ce n’est pas… les occulter et mettre un masque en remettant à demain. Car c’est donner à son émotion du poids. Un poids qui devient un fardeau. Un fardeau qui vous freinera dans vos mouvements et vos actions.

Se libérez de ces émotions accumulées, donne une légèreté d’esprit et d’actions, incroyable.

Cela vous donne la possibilité de vous ouvrir à des moments merveilleux que l’on ne prend pas le temps d’observer et de savourer quand on court en permanence et que l’on est préoccupé et accaparé à répondre à nos peurs ou à notre colère.

Juste le souffle d’un papillon !

J’ai fait l’expérience quasi « extatique » lorsqu’un courant d’air est entré dans ma chambre, un après-midi de printemps en mars !

Quand vous ne bougez plus, comme vous n’êtes plus saturé d’informations permanentes, tous vos sens se développent et captent le moindre changement.

Un petit souffle de rien du tout est venu caresser ma joue et l’a réveillée.

Par la même occasion, ce souffle a apporté avec lui, une chaleur perçue par ma joue et des parfums que mon nez a capté avec délice.

J’ai fermé les yeux et j’ai vu ses arbres, ces fleurs, ces fruits et quand j’ai rouvert les yeux, merveille des merveilles, un adorable papillon, un paon du jour, celui avec une ocelle bleue au milieu de rouges capiteux, m’a offert une danse colorée, créative et enjouée. Le temps de la danse, plus rien n’avait de poids… ni le temps, ni la douleur…

Cet instant m’a démontré que ma concentration intense pouvait me permettre de relativiser … ici la douleur mais finalement toutes nos perceptions du monde… un nouveau chemin s’ouvrait…

Le confinement, une opportunité ?

Peut-être que ce confinement, va vous donner l’opportunité de vous retrouver… de vous découvrir autrement, de vous apaiser et pourquoi pas… d’éviter un burn-out !

« Vidanger mes émotions accumulées » et percevoir leur moindre expression a été un long apprentissage. Et, j’ai éliminé ma colère et mes peurs … d’autant que j’avais du temps et que cet apprentissage me permettait de me connaitre mieux et d’avancer sur des chemins nouveaux. Je m’y suis lancée à fond !

En me concentrant intensément sur mes lectures et découvertes, ma douleur avait moins de place dans ma vie, et j’ai pu pousser les portes d’une autre gestion de soi 😉

Ce confinement physique m’a permis de m’ouvrir psychiquement à d’autres perceptions de mon corps, de mon environnement et finalement de tout ce qui m’entoure.

J’ai changé de mode de fonctionnement, de mode de vie. J’ai changé de vie et j’en suis totalement ravie !

Aujourd’hui, j’apprends aux personnes comment gérer leurs émotions (peur, colère, tristesse, joie), car je sais les libérations que cette « évacuation » procure. Magnifiquement, chaque personne venant ici, me permet d’en découvrir d’autres facettes. Les voir se libérer et pouvoir les suivre, un temps, dans leurs changements est un merveilleux cadeau.

Je fais cet accompagnement en pleine Nature et  avec mes amours de juments qui vivent en liberté. Impossible pour moi d’accompagner des personnes à se découvrir et à lâcher prise avec des chevaux formatés et stressés.

Aléas et passage

Bien sûr, les juments qui vivent ici à l’année, ont elles aussi connues des aléas de la vie. Elles les ont dépassées et elles en sont d’autant plus fortes et universelles dans leurs approches. Elles sont comme tout ceux qui viennent ici. Elles ont vécu, elles ont vaincu et sont prêtes à affronter la suite, quoiqu’elle soit. En attendant, elles profitent intensément de chaque instant.

Blue (ici couchée) est une battante, elle a connu des montagnes de difficultés et pourtant elle ne voit en chacun de nous que des êtres doux et merveilleux. Elle n’a pas de colère en elle, juste de l’amour…

La vie est pleine d’imprévus, la question n’est pas « quels seront vos imprévus ? » La question est « Comment, les traverserez-vous ? », car soyez en sûr(e)s, vous allez les traverser 😉

Un tout petit virus invisible, peut induire un confinement, un changement international, une vision nouvelle du monde, votre changement profond…pourquoi pas ! Attrapons la balle au vol et saisissons cette chance !

Une situation de crise est une période de transition qui révèle de nouvelles compétences. Et cette  situation mondiale peut aussi nous surprendre et permettre à chacun de prendre conscience, qu’il est important de prendre soin de soi, c’est simple et pourtant tout comment par là.

Nous avons en nous d’immenses ressources que nous ne connaissons pas toujours et qui peuvent se révéler dans des situations extrêmes. Laissons-les s’exprimer !!!

Prenez soin de vous 😉

Carole Galvez Au cœur des juments – Accompagnement relationnel facilité par des juments libres – 06 16 61 87 70

www.aucoeurdesjuments.com

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